La trucha guambiana

Avec ces montagnes à l’eau fraîche et pure, la Colombie héberge de nombreuses piscicultures familiales. La truite colombienne est devenu un plat de choix pour les gourmets de la ville. Chez les Guambios de la région de Cauca, c’est le plat de base et le gagne-pain à la fois. Une journée en leur compagnie, j’ai decidé d’aider à la tâche et mettre les mains dans les tripes de poisson. On a vidé trois bassins et nettoyer plus de 250 truites à destination de Popayan et Cali. L’occasion de tâcher mon seul pantalon et mes chaussures neuves de sang de truite, trouver magnifiques ces gens au sourire vrai et partir avec mes deux victimes pour le dîner. Ce fut une journée comme il y en a peu dans la vie d’un homme, le cœur rempli et le sourire jusqu’au oreille.

En marche pour le boulot. Village de Guambia, Cauca, Colombie 25/10/2013
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6 mois pour avoir de belles truites prêtes à être pêchées.
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Chacun à sa place, le chien aux tripes et moi dans mon activité du jour.
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Les victimes en manque d’air.
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Un seul mouvement net et précis de l’index.
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Un passage à l’eau fraîche et à la pesée.
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Un kilo de truites bien ficellé.
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Les bassines remplies sont prêtes à être livrées.
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Moi, je salive déjà.
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J’ai trouvé des bonnes truites seulement en Colombie, possible grâce aux caractéristiques du pays, des montagnes, de l’eau fraîche et des gens qui acceptent ma compagnie de petit français.

Cauca – « Popayan, Silvia y Guambia »

Popayan est la capitale de la gastronomie, appelée « la ville blanche de Colombie », je n’avais pas vraiment d’intérêt à y mettre un pied sauf pour aller au marché de Silvia le mardi. C’est le lieu de rendez-vous des indigènes Guambios qui viennent vendre leur produits agricoles. Arrivé assez tôt sur les lieux, je décide de prolonger la route dans les montagnes pour voir comment ils vivent. J’y ai rencontré des gens chaleureux, à la tenue bleue raffinée et au chapeau visé sur la tête. J’ai finalement passé une journée à leurs côtés, essayant d’apprendre quelques mots dans leur langage, les aidant à vider les truites destinées à la vente et les questionnant sur l’histoire de la culture d’opium dans la région.

Torre del reloj, Popayan, 21/10/2013
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Calle 9, Popayan, 20/10/2013
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El mercado de los dulces, Popayan, 21/10/2013
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Tamale de Pipían, Mercado, 21/10/2013
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Silvia, 22/10/2013
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Iglesia en la mañana, Silvia, 22/10/2013
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Chiva, Silvia, 22/10/2013
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Lana, Mercado, 22/10/2013
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Calle del mercado, Silvia, 22/10/2013
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Las mujeres guambias, Mercado, 22/10/2013
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Vendedora de Yuco, Mercado, 22/10/2013
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Caminando al trabajo, Guambia, 22/10/2013
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Raphael, Estanque, 22/10/2013
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Las truchas, Estanque, 22/10/2013
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Cultura del opio, Guambia, 22/10/2013
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Papaver Somniferum, Giambia, 22/10/2013
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Auto-retrato, Río de Guambia, 22/10/2013
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Je suis retourné à Popayan avec le cœur rempli et des sourires pleins la tête. Je me rappellerai de cette journée dans les hauteurs de Cauca.

El Sancocho del Domingo

Le 19 septembre, je prend le bus entre Pasto et Popayan. Je me suis retrouvé mal assis mais pas pour autant mal accompagné. Mon voisin s’appelle Hector, un papa originaire de Timbio, région de Cauca. Il travaille à Pasto et voyage pour retrouver sa famille le temps d’un week-end. Il m’invite chez lui dans sa modeste maison sur le bord de la Panamerica. Le lendemain, toute la famille se mobilise pour préparer le Sancocho, soupe nationale et plat du pauvre.

7h35 – Le réveil difficile avec le ronronnement des camions et le coq dans la maison.
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8h50 – Passage rapide au marché pour acheter les denrées de base.
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9h30 – Démarrer le feu avec les déchets plastiques et un bois humide, pas facile.
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10h – Les ingrédients: patates, yuca, petit pois, banane, viande et silandro sont prêts à être jeter dans l’eau.
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10h15 – La cuisson se fait à petit feu, la fumée nous fait de petits yeux.
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11h – L’heure de la photo de famille sous un soleil tapant.
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12h30 – Le service se fait attendre la faim au ventre.
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13h10 – El Sancocho délicieux.
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Un grand merci à Hector et sa petite famille d’enrichir mon expérience du voyage. C’est le 100ème articles sur le blog, j’espère que vous aimez toujours vous évader avec ces modestes images.